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35- De Manizales à Carthagène (du 14 au 21 juillet)

Le vendredi 31 juillet 2009, par incasables

Sur la route de Santa Marta

La Colombie est géographiquement divisée en quatre parties : la côte atlantique à l’ouest, la côte caraïbe au nord, l’Amazonie à l’ouest et les cordillères au centre, formées de deux chaînes de montagnes séparées par une plaine centrale. Cali et la Vallée du café sont situées sur la cordillère occidentale et Bogota sur la cordillère orientale dominant l’Amazonie.
 En quittant Manizales, il nous faut donc descendre de la montagne dans la plaine, passant ainsi de plus de 2000 mètres d’altitude au niveau de la mer.
 Nous empruntons pour cela une route tout en lacets mais spectaculaire. Une fois de plus les pentes vertes presque émeraude des flancs de montagnes colombiennes nous enchantent. Nous déjeûnons en pull au sommet d’un col où les nuages s’accrochent aux montagnes, avant de redescendre dans la vallée. Là, nous sommes surpris par une chaleur accablante et nous affalons à la table d’un café pour déguster un immense jus de fruit frais.
 Privilège des tropiques et des régions amazoniennes, le nord du Pérou, l’Equateur et la Colombie sont un paradis pour les amateurs de fruits et de jus de fruits en tout genre : chirimoya, guanabana, lulo, maracuya, mûre et autre ananas se vendent ici pour une bouchée de pain, et beaucoup de cafés et de restaurants proposent de délicieux jus savamment mixés. Un vrai régal !

Après cette pause rafraîchissante, nous continuons notre route vers la côte caraïbe. Finies les montagnes bien vertes, nous avons maintenant l’impression de traverser un bout d’Afrique : plaine boisée, vaches à bosse,

villages sur le bord de la route avec leur kyrielle de petits commerces et d’habitants prenant le frais, en pleine conversation avec leurs voisins… Pour nous le contraste est saisissant, comme le changement de climat. Il devient difficile de dormir dans le camion, et nous languissons le bord de mer où nous espérons trouver un peu de brise marine.
 Tout au long de la route, les ralentisseurs servent de point de vente de divers fruits, boissons ou petits gateaux.

Tout près de Barrancabermeja, la route traverse de grandes étendues de palmiers. Nous croisons aussi de gros camions chargés de drôles de fruits.

Il s’agit en fait de plantations de palmiers à huile, très utilisés dans l’industrie agro-alimentaire, mais qui depuis quelques années contribuent à la déforestation de nombreux espaces naturels, sur l’île de Bornéo notamment. Qu’en est-il en Colombie ?


Santa Marta et Taganga

Après plusieurs jours de chaleur étouffante, nous arrivons enfin à Santa Marta, ancienne ville coloniale de la côte caraïbe. Le vent de la mer souffle et nous respirons un peu, même si nous tombons dans un embouteillage monstre crée par des chauffeurs de taxi en pleine procession de la Vierge !

Nous passons notre après-midi à nous occuper de l’achat de nos billets d’avion de retour… Et oui, ça y est, le camion embarque pour le Havre le 26 juillet et nous finissons par trouver des billets de retour pour le 3 août, via Bogota, Madrid et Lyon. Les tarifs sont plus chers que prévus, mais en Colombie le transport aérien est fortement taxé. Etrange de parler du retour, mais cette fois tout est prêt…

Le lendemain, la ville bruyante et animée de Santa Marta ne nous plaisant pas trop, nous empruntons un bout de la route côtière jusqu’au petit village de pêcheurs de Taganga. La route passe d’abord dans les quartiers pauvres, voire miséreux, de Santa Marta, avant de surplomber la baie aux eaux turquoises où est niché le village de Taganga avec ses petits bateaux.

Malheureusement, impossible de trouver un coin à l’ombre pour nous garer. Les rues du village ressemblent à des champs de mines et l’accès à la mer est impossible. Nous qui rêvions d’un bivouac face à l’océan, c’est raté…
 Du coup, nous déjeunons dans un petit resto tranquille, passons la nuit à Santa Marta et partons le lendemain en direction du parc Tayrona.


« Le petit paradis de Los Angeles »

Ce parc est situé en lisière de la Sierra nevada de Santa Marta, massif montagneux de plus de 5000 mètres qui domine la mer. Il porte le nom d’un peuple indigène, les Tayronas, qui occupaient la région avant l’arrivée des Espagnols, et dont les descendants, les Kogis, essaient aujourd’hui de récupérer les terres.
 Pour nous, la visite au parc sera courte : les tarifs d’entrée « étrangers » nous font renoncer, surtout quand nous apprenons que les enfants étrangers paient plein tarif quand les petits colombiens ont un demi-tarif…
 Sur les conseils d’un garde-parc, nous tentons notre chance au petit camping de Los Angeles, quelques kilomètres plus loin. Et là enfin, nous découvrons un lieu de bivouac paradisiaque. Palmiers, sable blanc et mer turquoise, avec en plus des proprios sympas… Un vrai décor de carte postale, pour un prix très raisonnable.

C’était la pause dont nous avions besoin : baignade, lecture, promenade, rangement du camping-car avant son grand voyage de retour !
 Soline et Mélina jouent aux robinsons dans leur cabane sur la plage,

pendant que Romane affronte les vagues de l’océan. Et nous pouvons enfin respirer la nuit en laissant les fenêtres grandes ouvertes !
 C’est en déjeunant que nous faisons la connaissance de « Petit pote », un petit perroquet vert pensionnaire du camping. Il vient gentiment nous rendre visite en glissant des feuilles de son palmier, et se laisse promener sur le doigt !

Dans les arbres environnants nichent aussi de nombreux petits écureuils, que nous apercevons le matin.
 Nous restons deux belles journées à Los Angeles au milieu des palmiers,

avant de repartir pour notre dernière étape, Carthagène, quelques deux cent kilomètres plus au sud.


La côte jusqu’à Carthagène

Nous traversons une nouvelle fois Santa Marta et prenons la direction de la grande ville de Baranquilla. La route longe d’abord la lagune de Cienaga Grande, grand marécage riche en poissons et en faune tropicale. Les villages lacustres de pêcheurs installés en bordure de la lagune ont une architecture étonnante,

malheureusement gâchée par les immondices qui traînent partout et rappellent les favelas de Rio.

Puis c’est la traversée de Baranquilla. Nous ne voulons pas nous y arrêter, mais comme dans beaucoup de villes d’Amérique du sud il n’y a pas de voie de contournement. On parvient tout de même à éviter le centre et les bouchons.
 Nous repérons sur la carte la petite ville de Puerto Colombia, autrefois l’un des principaux ports de Colombie, qui nous semble idéale pour passer la nuit. Après quelques courses, nous tournons sur le bord de mer à la recherche d’un coin à la fois sûr et tranquille, quand une jeune femme nous aborde et nous propose de dormir devant son restaurant. Nous faisons la connaissance de son ami et de sa charmante petite fille, Sharon « del Mar »,

ainsi que d’un couple de suisses allemands, Simone et Stephan, en voyage pour quelques mois en Amérique du sud. Nous passons une agréable soirée, ponctuée par des visites guidées dans Grandplouf, qui attire les regards et les questions !

Après une nuit encore très chaude, nous repartons pour Carthagène en compagnie de Simone et Stephan, qui eux aussi vont visiter la ville.

Pour nous, le tourisme attendra le départ du camion dans son grand cargo, toujours prévu pour le 26 juillet !

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