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36- De Carthagène à Lyon, la fin de l’histoire ! (du 22 juillet au 3 août 2009)

Le samedi 8 août 2009, par incasables

Arrivée à Carthagène

Nous trouvons près du centre historique un parking pas cher et à l’ombre pour stationner, même la nuit… Une aubaine ! La chaleur est toujours aussi accablante, malgré la brise marine, et le moindre mouvement nous fait transpirer.
 Nous flânons toute la fin de journée dans la vieille ville coloniale de Carthagène, bientôt rejoints par nos amis suisses allemands.
 Malgré l’afflux des touristes et son cortège de vendeurs ambulants qui nous harcèlent aux terrasses des cafés et dans les rues, le vieux centre est un véritable bijou architectural. Façades colorées aux tons pastel, fenêtres cachées derrière des moucharabiehs ouvragés, places nichées dans un écrin de végétation tropicale, remparts…

Mais pour le moment nous devons nous occuper du départ de Grandplouf, la visite approfondie de Carthagène attendra un peu.


L’île de Baru et l’embarquement du camion

Contrairement au voyage de départ, les formalités d’embarquement de Grandplouf doivent se faire avec l’aide d’un intermédiaire. Ce sera à lui faire les papiers et de coordonner les inspections des douanes et des services anti-drogue.
 Lors d’un premier rendez-vous, nous apprenons que notre camping-car voyagera avec deux autres véhicules allemands. Nous connaissons l’équipage de l’un des véhicules, un couple et leurs deux enfants rencontrés en Argentine et au Chili. C’est d’ailleurs grâce à eux que nous avions eu connaissance de la liaison maritime entre la Colombie et l’Europe.
 La mauvaise nouvelle pour nous c’est que la porte principale du bateau qui doit transporter notre camion est en panne… Grandplouf sera donc mis sur une plate-forme et chargé sur le bateau avec une grue, comme un vulgaire container ! Il ne lui manquait plus que ça…

En attendant le 26 juillet et l’arrivée du bateau, nous réservons un hôtel et partons profiter de nos derniers jours dans le camping-car, sur la toute proche île de Baru, réputée pour ses plages. L’île est à quelques kilomètres de Carthagène et un bac assure la traversée du bras de mer. Une fois sur l’île, nous empruntons une piste, la dernière, qui doit nous mener sur la plus belle plage de Carthagène, « Playa blanca ».
 Là encore, les paysages sont aux couleurs de l’Afrique : cabanes et hamacs, vaches sur la piste, population très noire, villages isolés au milieu d’une végétation de savane.

Après plusieurs grosses flaques d’eau que nous hésitons à franchir, nous voici enfin au bord de l’océan.
 D’abord un peu déçus de ne pas pouvoir stationner près de l’eau, nous découvrons enfin la plage. D’un côté le sable blanc et les eaux turquoises, de l’autre les poubelles disséminées partout sous les arbres dans le chemin d’accès à la plage... Il faut dire que les touristes arrivent ici surtout en bateau, et ne voient pas ce spectacle désolant... Il y a encore du travail à faire dans le domaine de la gestion des déchets !
 Après une nuit sur le parking surveillé par la police locale, nous profitons des délices d’une eau cristalline à plus de 25 degrés,

et des récifs de coraux tout proches avec leur abondance de poissons multicolores. Romane et Mélina se transforment en plongeurs à la découverte des fonds marins !

Nous rentrons en fin de journée sur Carthagène.
 Une autre étape nous attend, la préparation du camion pour son grand voyage. Pour cela, nous nous posons sur le parking de l’hôtel Bellavista, sorte de pension de famille où la plupart des résidents séjournent toute l’année. Nous y rencontrons d’ailleurs un français venu en Colombie en vacance, et installé maintenant depuis une dizaine d’années.
 C’est l’heure du grand ménage dans Grandplouf : rangement, nettoyage, préparation de nos sacs à dos, tout doit être prêt pour l’inspection des douanes et des « antinarcoticos ».
 La soirée sera pimentée par un sauvetage miraculeux : alors que nous dînons dans le restaurant de l’hôtel, Romane manque de s’étouffer. La patronne du resto pratique en un tour de main la fameuse méthode Heimlich... On a eu chaud, on rentrera bien à cinq. Merci encore Madame !!
 Remis de nos émotions, nous passons les deux jours qui suivent entre le port et l’hôtel « Casa villa colonial » où nous logeons maintenant en centre ville. Le samedi 3 août, c’est l’inspection des douanes, avec ces cinq heures d’attente dans les bureaux du port. Heureusement, nous retrouvons la famille allemande que nous avions déjà rencontrée au Chili et en Argentine ainsi qu’un autre voyageur allemand.

Nous bavardons entre parents pendant que les enfants inventent de nouveaux jeux.
 Le dimanche 4 août, c’est le grand départ. Nous avons droit le matin à la visite des services anti-drogue : nous sortons les caisses du coffre et montrons le contenu des placards, avant le passage du chien.

Mais tout se passe dans la bonne humeur, les policiers sont plutôt sympas et nous épargnent un déménagement complet ! Ils sont surtout curieux de ces trois véhicules venus d’Europe.
 Pour l’embarquement de Grandplouf dans le bateau, les enfants n’ont pas le droit d’être présents. Fabrice reste donc seul pendant que le reste de l’équipage repart à l’hôtel. La journée au port sera longue : arrivé à huit heures le matin, Fabrice ne rentrera qu’à sept heures du soir, le temps de voir Grandplouf s’envoler au-dessus des containers et se poser sur son grand cargo, tout près des vagues...

Il en a connu d’autres, mais on est quand même un peu inquiets. Vivement le 17 août, on le reverra au Havre !
 Commence alors pour nous une longue semaine de flâneries dans la belle ville de Carthagène.


A la découverte de Carthagène

La cité coloniale de Carthagène, fondée en 1533 par les espagnols, doit sa richesse et sa fortune à un commerce fort lucratif à l’époque, le commerce des esclaves. La ville était un port négrier très important, et sa renommée était telle qu’elle attisait les convoitises de nombreux pirates, qui s’en sont emparés à plusieurs reprises. C’est pourquoi la ville a été entourée de remparts et de forts militaires pour assurer sa défense. Edifiés sur plusieurs îles reliées par des ponts, les vieux quartiers côtoient aujourd’hui la ville moderne et ses gratte-ciel, sur le front de mer de Bocagrande.

Fort de son prestigieux passé, le vieux centre colonial est aujourd’hui un véritable petit musée à ciel ouvert. Maisons bourgeoises aux façades colorées et aux balcons de bois fleuris,

patios ombragés, belles places aux fontaines bouillonnantes... Se promener dans les rues est un vrai régal. L’ambiance très touristique du centre historique est un peu différente dans le vieux quartier de Getsemani. Là, les gens vivent, à l’abri du soleil et de la chaleur, derrière les colonnes en bois qui protègent les fenêtres.

En plus de la beauté des lieux, c’est toute une atmosphère que l’on ressent : vendeurs de fruits, de biscuits, de bonbons, musique qui s’échappe des appartements que l’on aperçoit de la rue, conversations sur le bord des trottoirs, fouilleurs de poubelles et SDF qui nous rappellent qu’ici la vie n’est pas rose pour tout le monde...
 Nous prenons nos repas dans de petits restaurants qui servent pour deux euros des menus complets mais toujours les mêmes : soupe (et pourtant il fait très chaud), viande accompagnée de riz, de bananes cuites, de lentilles ou de manioc, le tout servi avec un délicieux jus de fruit.
 Nos flâneries sont ponctuées de visites : musée de l’Inquisition, château de San Felipe de Bajaras (un ancien fort militaire avec ses tunnels de défense), feria artisanale pour nos derniers achats et emprunts de livres à l’Alliance Française.

Par l’intermédiaire de l’hôtel, nous partons en escapade dans la grande mangrove qui s’étend tout à côté de Carthagène. Cet immense lac d’eau de mer recouvert de palétuviers est une réserve à poissons très importante pour la région. La visite s’effectue en canoë,

dans le calme et la tranquillité des couloirs de végétation de la mangrove. Nous y apercevons plusieurs espèces d’oiseaux, des crabes, des nids de termites et des pêcheurs qui jettent leurs filets. La balade se termine sur une plage tranquille pour une bonne baignade.

La veille du départ, nous décidons de terminer le voyage comme nous l’avons commencé, sur les vagues de l’océan. Pour cela, nous partons à la découverte des îles du Rosaire, à deux heures de bateau de Carthagène. Le temps est magnifique et les vingt-sept îles sont à la hauteur de leur réputation : eaux limpides d’un bleu éblouissant, huttes et cabanes sur de petits îlots au milieu des flôts, pêcheurs noirs et coquillages...

Une bien belle façon de dire au-revoir au continent sud-américain...
 Le retour en bateau sera plus périlleux. Après une petite heure de baignade sur la plage de Playa Blanca, où nous étions allés avec le camion, nous remontons à bord par une mer agitée. Le bateau tangue, et quelques sacs en plastique sont distribués discrètement... On s’en sort pas trop mal, les filles ont maintenant le pied marin...
 De retour à l’hôtel, nous préparons nos sacs... C’est l’heure des dernières fois : dernier apéro,

dernier repas, dernière nuit, dernier petit déjeuner sur ce continent.


Retour en France !

Réveillés tôt, nous embarquons nos valises dans un taxi, direction l’aéroport international Rafaël Nunez. Nous n’avons pas pris l’avion depuis dix ans, mais nous sommes très bien accueillis et renseignés. Enregistrement des bagages, plastification de nos sacs pour éviter vols et dépôts de colis interdits, fouilles et formalités...
 Nous voici enfin dans notre premier avion pour Bogota. Là, nous avons neuf heures d’attente jusqu’au vol pour Madrid, nous en profitons pour faire un saut jusqu’au centre ville en taxi. Dans le quartier historique, nous dénichons un charmant petit restaurant de cuisine créole, le dernier ici...

Le cadre est ravissant et le repas excellent. Nous finissons l’après-midi dans le Musée consacré au grand peintre colombien Botéro.

Puis c’est le retour à l’aéroport et son cortège de fouilles et de formalités. L’embarquement a lieu à 21h30, dans un gros airbus A330.

Les filles sont surexcitées : devant leur siège il y a la télé, la musique, et on sert même à manger... Un vrai paradis ! Du coup la nuit sera courte. Le temps de déjeuner, des valises sous les yeux, et nous voici déjà à Madrid. On redescend, on attend, on mange un petit bout et c’est le troisième et dernier avion, direction Lyon. De sa fenêtre, Fabrice aperçoit bientôt les contours de Tain, Tournon, Valence. On a de la peine à y croire mais cette fois on y est !
 Retour sur le sol français après 40 000 kilomètres au compteur et un an de merveilleuse escapade !

Un an « d’ailleurs » dont l’épilogue reste encore à écrire... Avec le recul du temps.
 A suivre donc...

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